Une catégorie à part : la chaussure de cuisine
Les chaussures de sécurité pour la cuisine ne ressemblent pas aux autres. Ici, pas de lacets, pas de fioritures. On parle généralement de mocassins agroalimentaires, conçus pour répondre à des exigences bien particulières. Le plus souvent blanches ou noires, elles se fondent discrètement dans le décor des cuisines professionnelles.
Leur objectif principal : garantir hygiène, sécurité et confort dans un environnement où l’on passe des heures debout, sur des sols parfois glissants, dans une ambiance souvent humide.
Hygiène avant tout : des chaussures faciles à nettoyer
Pourquoi les chaussures de cuisine sont-elles souvent sans lacets ? Tout simplement parce que les lacets et les languettes sont des zones propices à l’accumulation de saletés, de graisses et de bactéries. Un mocassin à surface lisse se nettoie plus facilement et offre moins de recoins susceptibles de piéger des déchets alimentaires.
Autre détail important : les piqûres et coutures sont réduites au strict minimum, car elles peuvent aussi devenir des points d’accroche pour les liquides ou les restes de nourriture.
Des matériaux pensés pour résister aux liquides
Une bonne chaussure de cuisine doit être hydrofuge. Elle doit empêcher les liquides de pénétrer. Le cuir traité ou la microfibre lavable sont les matériaux les plus courants. Ils offrent une bonne résistance à l’eau tout en restant simples à entretenir.
Si vous travaillez dans un environnement où les éclaboussures sont fréquentes, pensez aux modèles montants qui protègent mieux le haut du pied et la cheville.
Adhérence maximale : ne jamais glisser
Les cuisines sont souvent équipées de sols en céramique, très glissants en cas d’humidité ou de présence de graisses. La semelle d’une chaussure de cuisine doit donc offrir une excellente adhérence, conforme à la norme SRA.
Autre point important : la semelle ne doit pas s’encrasser facilement. Une semelle qui retient les débris perd en grip et devient difficile à nettoyer. Une mauvaise adhérence met en danger celui ou celle qui la porte.
Confort : un enjeu crucial en cuisine
Travailler debout toute la journée impose de porter une chaussure qui offre un bon amorti et une forme adaptée. Les modèles sans lacets comme les mocassins peuvent être plus difficiles à enfiler ou à ajuster. Il est donc essentiel que la forme soit bien étudiée et proche de votre morphologie de pied.
Si la chaussure est trop large, des frottements apparaissent. Si elle est trop serrée, elle compresse le pied. Dans les deux cas, le confort est sacrifié. L’idéal reste de pouvoir essayer le modèle avant achat.
Pour l’amorti, optez pour des semelles intérieures en EVA ou en PU. Ces matériaux absorbent bien les chocs et améliorent la tenue tout au long de la journée. La légèreté est aussi un facteur de confort : une chaussure en microfibre sera plus légère qu’en cuir, et plus facile à laver en machine.
Critères de choix pour bien s’équiper
- Norme de sécurité : préférez une chaussure certifiée EN ISO 20345 pour la protection avec embout, S2 ou S3 selon les besoins.
- Type de semelle : vérifiez l’adhérence (norme SRA) et l’amorti (EVA, PU).
- Matériaux : microfibre pour la légèreté et l’entretien, cuir pour la robustesse.
- Forme : choisissez selon votre pied, large ou fin, pour éviter les douleurs.
- Entretien : optez pour une chaussure simple à nettoyer, sans coutures apparentes.
- Style et couleur : blanc ou noir pour la sobriété, ou coloré pour identifier des zones dans l’atelier.
Où acheter ses chaussures de cuisine ?
Les fabricants comme S.24 proposent des gammes spécifiques de chaussures de cuisine, conformes aux normes en vigueur. De nombreux revendeurs professionnels, souvent spécialisés aussi dans le matériel médical ou hospitalier, les proposent à l’achat.
Les prix varient entre 20€ et 60€ selon la qualité des matériaux et les technologies embarquées. Un bon compromis entre confort, durabilité et hygiène reste essentiel pour bien s’équiper.
Questions fréquentes
- Une chaussure de cuisine est-elle toujours blanche ?
Non, mais les modèles blancs sont les plus courants pour l’hygiène visuelle. Il existe aussi des modèles noirs ou colorés pour le zoning. - Faut-il un embout de protection en cuisine ?
Oui, si vous manipulez des objets lourds ou coupants. Dans ce cas, optez pour une chaussure norme S3. - Les chaussures de cuisine passent-elles en machine ?
Les modèles en microfibre, oui. Toujours vérifier la notice du fabricant. - Peut-on porter des baskets en cuisine ?
Non, sauf si elles sont normées et conçues pour cet usage. L’hygiène et l’adhérence priment.