Tout savoir sur  les exigences de glisse SRA – SRB – SRC relative aux chaussures de sécurité (norme EN ISO 20345)

La norme EN ISO 20345, qui encadre la normalisation des chaussures de sécurité, inclue des exigences liées à la résistance au glissement : SRA, SRB et SRC.

Ces marquages témoignent donc de la performance de la semelle d’usure (en contact avec le sol) à la glisse.

 

Pour rappel, la norme EN ISO 20345 comprend :

  • des exigences fondamentales obligatoires qui valident la mise sur le marché du produit
  • des exigences additionnelles non-obligatoires qui correspondent à des risques ou des utilisations plus spécifiques.

 

Pour obtenir la norme fondamentale (SB) il faut obtenir un des deux marquages SRA ou SRB.

La résistance à la glisse est donc considérée comme une exigence de base (fondamentale). Sauf si le fabricant déclare sa chaussure comme un modèle spécifique. Par exemple une chaussure contenant des pointes, des crampons métalliques ou des éléments similaires.

Les chaussures de sécurité au semelage dit « traditionnel » doivent respecter au moins une des deux normes de glisse : SRA ou SRB.

SRA – SRB – SRC : les tests de glisse que demande la norme pour les chaussures sécurité

Les tests de glisse SRA et SRB ainsi que l’ensemble des tests de la norme EN ISO 20345 sont réalisés par un organisme notifié agréé et indépendant. Par exemple pour la France, on peut citer le Centre Technique du Cuir (CTC).

Le tableau récapitulatif des tests SRA, SRB et SRC :

SRA

Résistance à la glisse testée sur un sol céramique avec ajout de Laurylsulfate de sodium (NaLS)

SRB

Résistance à la glisse testée sur un sol acier avec ajout de glycérine

SRC : SRA + SRB

Le test de la norme SRA

SRA : La chaussure est donc testée sur un sol bien précis qui est le sol céramique.

Pour réaliser le test, on incline la chaussure à un angle de 7°. Puis elle est soumise à une force de 500 N, imitant ainsi la pression du pas de l’humain.

De plus, pour simuler une situation à risque, on ajoute sur le sol céramique du Laurylsulfate de sodium (NaLS). Liquide considéré comme du produit de ménage ou du détergent.

On mesure ainsi les coefficients de résistance au glissement de la semelle.

 

On effectue deux mesures :

  • Du talon vers l’avant (exigence de la norme > ou = 0.28)
  • A plat vers l’avant (exigence de la norme > ou = 0.32)

Le test de la norme SRB

SRB : La chaussure est testée sur un sol acier.

Comme pour le SRA, on incline la chaussure à un angle de 7°, puis on la soumet à une force de 500 N. De plus, pour simuler la situation à risque, on ajoute cette fois-ci sur l’acier de la Glycérine. Il s’agit d’un liquide incolore et visqueux comme de l’huile.

 

Les deux mesures s’effectuent de la même manière mais cette fois-ci les exigences sont différentes :

  • Du talon vers l’avant (exigence de la norme > ou = 0.13)
  • A plat vers l’avant (exigence de la norme > ou = 0.18)

Le marquage SRC

Comme indiqué dans le tableau, la norme SRC atteste que la chaussure a validée les tests du SRA et du SRB.

Donc : SRA + SRB = SRC

INFO : Les chaussures de sécurité sont actuellement testées sous la méthode d’essai de l’ISO 13287 :2012 décrite ci-dessus.

Cependant tous les modèles vont bientôt devoir être conformes à la nouvelle méthode d’essai ISO 13287 : 2019.

Cet article sera mis à jour au moment venu avec nos explications.

 

Attention : la norme de glisse SRA – SRB – SRC ne fait pas tout

Les normes de glisse SRA et SRB limitent les tests à deux typologies de sol : la céramique et l’acier. Cependant ils ne sont pas forcément représentatifs de l’ensemble des métiers.

En effet, si la norme SRC fait bien souvent office de graal, il n’est pas judicieux de la considérer ainsi. Effectivement, à quoi bon avoir un marquage SRC si le lieu de travail ne présente aucune surface de céramique ou d’acier. Il faut retenir que globalement le SRA, SRB ou SRC témoigne d’une bonne résistance à la glisse sur des sols lisses. Cependant la meilleure des analyse reste le test de la chaussure en réel, sur le lieu de travail.

Pour conclure on peut dire que pour mettre en place une protection efficace face au risque de chute de plain-pied lié à la glisse, il faut avant tout analyser les différents sols de l’environnement du travailleur et choisir un semelage adapté (crampons et matériau de la semelle) lire notre article au sujet de l’adhérence des semelles sur les différentes typologies de sols.

FEETLAB® | Inscription

Vous souhaitez automatiquement recevoir les derniers articles du FEETLAB® ?
Inscrivez-vous ci-dessous :