Réalisation de tests biomécaniques sur les chaussures de sécurité au CTC

Tests biomécaniques sur chaussures de sécurité (5)

En ce mois d’Octobre 2021, nos équipes se sont rendu au CTC (Centre Technique du Cuir) afin de réaliser des tests biomécaniques sur les chaussures de sécurité S.24.

Sur cette fin d’année 2021, les équipes commerciales et le bureau d’étude S.24 suivent une formation complète au CTC. Cette formation a pour but d’affiner nos connaissances sur différents sujets : la chaussure, les matériaux, le pied et sa biomécanique, l’éco-conception, les normes, etc.

Après avoir passé une demi journée à échanger avec Nicolas Théveniau, docteur en biomécanique du mouvement, nos équipes sont descendu au labo pour mettre la théorie en pratique.

Zoom sur les différents tests réalisés.

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La pression plantaire

Nous avons mesuré la pression plantaire à l’aide de capteurs placés juste sous le pied.

La pression plantaire a été mesurée lors de la marche et également lors de la course. Vous allez dire qu’un travailleur ne court pas (ou normalement il n’est pas sensé). C’est vrai ! Mais comme nous l’a expliqué le docteur Nicolas Théveniau, la course fait apparaitre les écarts de façon plus flagrante étant donné l’intensité des efforts et des impactes.

La pression plantaire peut varier du pied gauche au pied droit (ceci est propre à la personne) ou encore suivant le type de semelle.

Objectif : avoir une pression plantaire bien reparti afin d’éviter les zones d’hyperpression.

Le test avec les capteurs a également permis d’analyser la trajectoire de chaque pied lors de la marche (ou la course). Cela permet d’identifier si la personne à plutôt tendance à dérouler le pied de façon rectiligne comme une personne ayant une foulée neutre ou au contraire à basculer entre l’extérieur et l’intérieur du pied par exemple.

Les capteurs permettent donc également de montrer si la personne est pronatrice ou supinatrice. Ce point dépend notamment du type de pied de la personne. En effet, une personne ayant un pied creux aura plutôt tendance à passer sur l’extérieur du pied lors de la marche. A l’inverse une personne ayant les pieds plats passera sur l’intérieur du pied car son pied aura tendance à s’affaisser vers l’intérieur.

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On voit sur la photo ci-dessus l’ensemble des capteurs présents sous le pied lors du test. Et ci-dessous l’installation de matériel nécessaire à cette prise de mesure.

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La mesure des forces verticales

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Les forces verticales sont mesurées à l’aide d’un tapis de marche / course qui enregistre les forces transmises vers le sol. Plus les forces transmises sont importantes, plus le tapis baisse. Cela permet entre autre de mesurer l’amorti d’une chaussure. Une chaussure qui a un “bon” amorti va transmettre moins de force vers le sol car les vibrations vont se dissiper.

Le tapis est volontairement scindé en deux pour que les deux pieds n’appuient pas en même temps lors de la marche.

En effet, lors de la course il y seulement un pied en contact avec le sol donc un tapis unique peut convenir. Or lors de la marche, nos deux pieds sont en contact avec le sol, il n’y a pas de suspension du corps.

On peut apercevoir sur le graphique ci-dessus qu’il y a, en début de courbe, un petit pic d’impact. Cela représente le premier contact talonnier avec le sol. Le poids du corps n’est pas encore en appuie total sur le talon mais en guise de repère le talon va venir légèrement impacter le sol.

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Plus la courbe est basse, moins les forces transmises sont importantes et plus l’amorti est bon. On peut ainsi mesurer la légèreté de foulée d’une personne et par exemple voir l’impact de différent matériaux de semelle.

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A quoi ont servi ces tests ?

Afin de marquer une différence entre nos différents essais, nous avons changer la première de propreté à l’intérieur de la chaussure de sécurité. Nous avons donc fait des tests en marche et en course avec la semelle A et les mêmes tests en marche et course avec la semelle B.

Les tests ont été réalisés sur notre modèle LUNAR 400 S1P, notre basket de sécurité la plus légère.

La conclusion est que, dans ce cas précis, le changement de semelle de propreté n’a pas grandement influé sur les pressions plantaires ou les forces verticales exercées, si ce n’est un léger mieux pour la semelle présentant le plus d’épaisseur. 

La raison est que la semelle extérieure de la LUNAR 400 S1P est déjà très amortissante. Elle fait donc déjà un gros travail en termes de répartition de pression plantaire et d’amorti. Cela dit ce résultat de test est un résultat donné pour cette machine avec cette méthode de mesure. D’autres machines existent au CTC pour réaliser des essais en tout genre dont les essais d’amorti.

Le but de ses tests pour nous n’étaient pas d’en tirer des résultats précis et exploitables. Ce sont plus des “tests de découverte” grâce auxquels nous savons à présent la nature des essais que nous pouvons faire ainsi que leur niveau de précision.

Et maintenant ?

Ces tests sont un point de départ. Nous allons à présent réaliser une batterie d’autres tests qui vont nous permettre d’améliorer l’ergonomie et plus globalement le confort de nos chaussures de sécurité.

On pourrait par exemple :

  • Mesurer la différence de confort entre une chaussure de sport et une basket de sécurité.
  • Voir l’impact de la semelle anti-perforation sur l’amorti et le confort.
  • Analyser les performances des matériaux de semelle dans l’amorti et la restitution d’énergie.
  • Et réaliser bien d’autres tests que nous avons en tête.

Généralement ce genre de tests sont réalisés sur des chaussures de sport. Mais chez S.24 nous pensons que les travailleurs méritent autant que les sportifs que l’on s’intéresse à la santé de leurs pieds. 

Puisqu’un travailleur passe plus de temps dans ses chaussures de sécurité qu’un sportif dans ses chaussures de sport, il nous semble logique de réaliser ce genre d’étude !

Affaire à suivre !

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