bloc de roche tombant sur une basket de sécurité

Tout savoir sur l’accident du travail

On parle d’accident de travail lorsqu’un salarié ou un entrepreneur subit un dommage corporel sur son lieu de travail ou lors d’un déplacement professionnel. Aujourd’hui, on considère que près de 1 300 000 accidents du travail surviennent chaque année, dont plus de la moitié (655 000) se traduisent par un arrêt ou une incapacité de travail. Pour cela, aussi bien les services publics que les entreprises scrutent les chiffres et statistiques relatives à cette typologie d’accident afin d’entreprendre des mesures pour les prévenir. Zoom sur l’accident de travail et les différents moyens de s’en prévenir.

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Qu’est-ce qu’un accident du travail ?

Selon le code de la sécurité sociale, l’accident de travail se définit comme suit :

« Est considéré comme accident du travail, quelle qu’en soit la cause, l’accident survenu par le fait ou à l’occasion du travail à toute personne salariée ou travaillant, à quelque titre ou en quelque lieu que ce soit, pour un ou plusieurs employeurs ou chefs d’entreprise. »

Pour être considéré comme tel, l’accident de travail doit être soudain (contrairement à la maladie professionnelle, qui apparait sur le long terme), doit intervenir alors que l’employé est sous l’autorité de son employeur et doit entrainer l’apparition soudaine d’une lésion.

Ainsi, l’accident du travail peut se traduire par une lésion corporelle ou psychologique qui prend généralement la forme d’une coupure, d’une brulure, d’une douleur musculaire, d’un malaise cardiaque ou même d’un choc émotionnel.

Une fois reconnu comme tel, l’accident de travail donne droit à des indemnités, qu’elles soient temporaires (arrêt temporaire de travail et indemnités journalières) ou permanentes (rentes et indemnités complémentaires). Ces indemnités sont à la fois versées par la sécurité sociale (CPAM) et l’employeur. Le montant de l’indemnisation et les conditions de versement diffèrent de celles prévues pour un arrêt maladie.

femme en souffrance se tenant le coude

Chiffres et tendances des accidents de travail

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Déclarations d’accident de travail en 2019
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Se traduisent par un arrêt temporaire de travail
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Se traduisent par une incapacité permanente

Si depuis plusieurs années le nombre d’accidents de travail tend à se stabiliser (on enregistre une légère hausse de 0,6 % entre 2018 et 2019), on retrouve de grandes tendances en fonction des catégories d’activités et des parties du corps touchées par les accidents du travail.

Il est également intéressant de constater que la part d’accidents de travail dans le secteur industriel a tendance à diminuer (-1% entre 2018 et 2019) alors que ces derniers augmentent dans le secteur tertiaire (+4% entre 2018 et 2019). Autre point intéressant : l’indice de fréquence (c’est-à-dire le nombre d’accidents pour 1000 salariés) diminue depuis plusieurs années, pour arriver à 33,5 en 2019, chiffre le plus bas depuis 20 ans.

Toutes catégories confondues, on retrouve, sur l’année 2019, et selon les données de la sécurité sociale, 1 270 000 déclarations d’accidents de travail, dont 880 000 sont reconnus comme tels et dont 655 000 se traduisent par un arrêt temporaire de travail et 33 000 par une incapacité permanente.

Sans grandes surprises, c’est le secteur industriel et agroalimentaire (métallurgies, BTP, aliments et transport) qui souffre le plus de l’accident du travail : plus de 60% des dossiers reçus par les services sociaux proviennent de ce secteur d’activité. Le commerce, le secteur tertiaire, l’intérim et l’action sociale (métiers de bureau) représentent quant à eux respectivement 6%, 7% et 26% de dossiers déposés.

Tous secteurs d’activités confondues, la manutention manuelle est à l’origine de 50% des accidents de travail, alors que les chutes (de hauteur ou de plain-pied) et l’outillage sont à l’origine de 28% et 8% des lésions de travail. Le reste provient d’événements particuliers.

deux hommes debout dans un entrepôt en train de se donner une chaussure

Les mains, doigts et poignets sont les parties du corps humain les plus touchées par les accidents de travail : sur l’année 2019, ces parties du corps représentent près de 30% des accidents du travail. Les membres inférieurs (jambes, pieds et genoux) représentent quant à eux plus de 25% des accidents. Suit le dos, avec 20% des accidents, la tête et le cou avec 10%, et les organes internes avec 5% des lésions.

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Les mains, doigts et poignets
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Jambes, pieds et genoux
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Dos
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Tête et cou
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Organes internes

Il est important de ne pas confondre ces données avec les statistiques liées aux troubles musculosquelettiques (TMS) dont les affections touchent en grande majorité les épaules (33%), les mains (35%), les coudes (22%), le dos (7%) et, en moindre mesure, les genoux (2%) et les pieds (<1%). De part leur caractère progressif, les TMS sont considérés comme des maladies professionnelles.

Les différents types de risques professionnels

Il existe trois catégories de risques professionnels. Ainsi il ne faut pas confondre l’accident du travail survenu sur le lieu de travail, l’accident de trajet et la maladie professionnelle dont font partie les troubles musculosquelettiques.

L’accident survenu sur le lieu du travail est sans aucun doute l’accident professionnel responsable du plus de déclarations en France si l’on en croit le rapport annuel 2019 de l’assurance maladie. Les lésions qui résultent de ces accidents peuvent aller de la simple coupure de ciseau à un traumatisme bien plus important, comme l’amputation ou la paralysie d’un membre. Ces accidents interviennent aussi bien sur le lieu de travail (une usine ou un entrepôt de stockage par exemple) qu’à domicile si l’employé effectue des tâches en relation avec son travail.

Si les accidents de trajets ne sont pas directement comptabilisés comme un accident de travail dans le rapport de l’assurance maladie, ils sont tout de même à l’origine de près de 200 000 dossiers déposés, dont la moitié est suivie d’un arrêt de travail. Les accidents survenus au cours d’un déplacement entre le domicile et le travail de l’employé et lors d’un déplacement professionnel entrent en compte dans ces statistiques.

Les maladies professionnelles quand à elles sont en grande partie (88%) des troubles musculosquelettiques (TMS). Les TMS sont des troubles de l’appareil locomoteur qui se traduisent par des douleurs ou des gênes fonctionnelles. Ils résultent généralement de mouvements répétitifs et réguliers d’un manutentionnaire au sein d’une usine ou d’une chaine de montage.

homme chute de plain-pied avec panneau signalétique jaune sol glissant

Un équipement bien particulier pour prévenir l’accident de travail

Selon le domaine d’activité dans lequel évolue le salarié, son employeur pourra lui fournir un équipement adapté aux tâches réalisées. C’est notamment le cas des équipements de protection individuelle (EPI) comme le casque de sécurité, le harnais, les gants ou encore les chaussures dites de sécurité. Cela permettra de protéger l’employé d’une éventuelle chute d’objet, perforation , brûlure ou encore de prévenir l’apparition des TMS.

Pour prendre un exemple concret, la chaussure de sécurité permet à la fois de protéger le pied de la chute d’un objet lourd et de prévenir la chute du salarié, qu’elle soit de plain pied ou de hauteur. Plus encore, la glissade reste un des accidents de travail les plus courants sur le lieu de travail. En effet, sur l’année 2019, la chute de plain-pied et la chute de hauteur représentent respectivement 17 % et 8 % des accidents du travail.

L’utilisation de chaussures de sécurité de qualité permettra de limiter les glissades, les trébuchements et les chutes grâce à des semelles extérieures profilées antidérapantes. Plus encore, ce type de chaussure, associé à une bonne semelle intérieure de confort, assure un meilleur soutien de la voute plantaire, ce qui permet de limiter l’apparition de troubles musculosquelettique et les raideurs au niveau des genoux et du dos. Il faut savoir que les problèmes liés au dos (lombalgies) représentent 20% des accidents du travail (chiffres 2017 ameli.fr).

scan d'un pied dans une chaussure de sécurité

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